Déviargé
Défloré
Ni rage que râle
À l’âme sibilante
Musarde au large d’ici le bel été
S’attarde sans merci le long hiver
Des oiseaux noirs des éteignoirs
Picorent par à-coups
Des brisures d’espérance grège
Des sommets désormais déneigés
Ni torrents ni débordements
Que des ruisseaux à sec
Empierrés
Sans coeur ni dépit
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Belles hirondelles bleues
Hirondelles des granges des champs
Hirondelles des sables
Mes soeurs
Je vous aime tant
Depuis
Depuis que vous n’êtes plus là
Que se dérobe l’exquise brûlure
Que m’effleure l’horrible morsure
Que m’enchantent vos chants tus
Fragiles affleurements du temps
Au seuil des abîmes d’oubli
Sur les rives des étangs
Des volcans éteints
La mort est une sagesse
Irréfléchie
Immonde
Écervelée
En sa tranquille démesure
Déconcrissés
Déviargés
Déflorés
Nous n’irons plus au bois
À Valparaiso ma mignonnette
Ni même à Glenada
Marcher sur l’emprise des vieilles tracks
Ma tabarnak
Mon aimée
Mon en allée
Photo: © Lise Daigle

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